Depuis 1990 le pays est gouverné par le président Islom Karimov qui tient l’Ouzbékistan avec une poigne de fer.En 2007, par un jeu d’interprétation, il a réussi à détourner l’interdiction de briguer plus de 2 mandats consécutifs comme prévue dans la Constitution afin de conserver le pouvoir.
Ceci est un communiqué officiel du siège des Témoins de Jéhovah que l’on peut retrouver en anglais à cette adresse http://www.jw-media.org/newsroom/index.htm?content=/region/asia_pacific/uzbekistan/english/releases/intolerance/uzb_e080311.htm
et en français ici : http://www.temoinsdejehovah.org/page.aspx?REF=c047a876-bcc5-4d68-b321-666344657bc7
Je joins ci-dessous copie du texte en français.
En Ouzbékistan, des policiers attentent aux droits de citoyens et de mineurs en toute impunité
– Le 11 mars 2008 –
SAMARKAND, Ouzbékistan — Dans un déploiement de forces qui n'est pas sans rappeler les rafles de l'ère stalinienne, des policiers et des fonctionnaires de la ville de Samarkand ont fait irruption au domicile de Témoins de Jéhovah et ont emmené 18 d'entre eux au poste de police.
Une jeune fille de 17 ans a été déshabillée par un policier en état d'ivresse, qui s'est livré sur elle à des attouchements. Ozod Saidov, âgé lui aussi de 17 ans, s'est fait tirer les cheveux et frapper à la tête à plusieurs reprises. Muhayyo Abdulhakova, une jeune fille de 14 ans, a été interrogée en l'absence de ses parents et menacée de violences physiques. Akmaral Rahmonberdiyeva a été arrêtée alors qu'elle rendait visite à son amie Yana Karimova. La police a perquisitionné l'appartement de cette dernière et a emmené les deux femmes pour les soumettre à un interrogatoire.
Toutes les victimes ont subi de très fortes pressions visant à les faire dénoncer certains de leurs coreligionnaires et divulguer des renseignements d'ordre privé. Toutes ont été l'objet d'outrages et menacées de violences physiques. La police voulait manifestement les intimider et les inciter à renier leur foi.
Certains des policiers ayant participé à ces rafles étaient ivres, tout comme l'étaient les " témoins oculaires " à qui l'on avait demandé de remplir la fonction d'observateurs lors des perquisitions. Dans bien des cas, aucun mandat n'a été présenté et la procédure réglementaire n'a pas été respectée. Divers effets personnels, y compris des pièces d'identité et des justificatifs professionnels, ont disparu du domicile des particuliers chez qui ont eu lieu les perquisitions. Une femme infirme de 86 ans qui était alitée n'a pu que regarder la police fouiller le domicile de son fils et confisquer leurs affaires. N'ayant pu trouver aucune publication biblique dans l'appartement de Yuriy Khasanov, des policiers ont introduit chez lui 11 revues et une brochure en ouzbek, et l'ont arrêté en affirmant que ces publications lui appartenaient.
La plupart de ces incidents se sont produits le 19 février. La police et les fonctionnaires impliqués n'ont pas été poursuivis pour cette série d'exactions, ce qui trahit une détérioration progressive des droits de l'homme en Ouzbékistan.
1 commentaires:
Les Témoins de Jéhovah sont pacifiques et pacifistes et ne constituent donc absolument pas un danger pour l'ordre public. Ils repectent aussi les autorités publics. Rien ne justifie donc des répressions physiques à leur encontre, des emprisonnement, des amendes, etc., comme en Ouzbékistan ou ailleurs.
Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens.
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