mercredi 14 juillet 2010

L’Église primitive enseignait-elle que Dieu est une Trinité ? Quatrième partie: Quand et comment la doctrine de la Trinité s’est-elle développée ?

Article paru dans La Tour de Garde du 1/08/1992

Image : Le concile de Nicée


Les trois premiers articles de cette série ont montré que ni Jésus, ni ses disciples, ni les Pères de l’Église primitive n’ont enseigné la doctrine de la Trinité (La Tour de Garde du 1er novembre 1991, des 1er février et 1er avril 1992). Ce dernier article va expliquer comment le dogme de la Trinité s’est développé, et quel rôle le concile de Nicée, tenu en l’an 325, a joué dans ce domaine.
EN L’AN 325 de notre ère, l’empereur romain Constantin a réuni un concile dans la ville de Nicée, en Asie Mineure. Son intention était de régler un différend religieux de longue date qui avait trait à la relation du Fils de Dieu au Dieu Tout-Puissant. Sur les résultats de ce concile, on lit dans l’Encyclopédie britannique:
“Ce fut Constantin qui présida. Il dirigea activement les discussions, et ce fut lui qui proposa (...) la formule capitale qui allait exprimer la relation du Christ à Dieu dans le Credo adopté par le concile, ‘de même substance [homoousios] que le Père’ (...). Intimidés par l’empereur, les évêques, à l’exception de deux, signèrent le Credo, ce que beaucoup firent contre leur gré1.”
L’intervention de ce chef païen était-elle motivée par des convictions fondées sur les Écritures? Non. Selon Une brève histoire de la doctrine chrétienne (all.), “Constantin n’avait pour ainsi dire aucune compréhension des questions que posait la théologie grecque2”. Ce qu’il comprenait, en revanche, c’est que les différends religieux menaçaient l’unité de son empire, et il voulait qu’ils soient réglés.
La doctrine de la Trinité a-t-elle été établie?
Le concile de Nicée a-t-il établi ou confirmé la Trinité comme doctrine de la chrétienté? Nombreux sont ceux qui le pensent. Mais les faits montrent qu’il en va différemment.
Le Credo promulgué par ce concile a bien affirmé, concernant le Fils de Dieu, des choses qui allaient permettre à divers ecclésiastiques de le considérer, d’une certaine manière, comme l’égal de Dieu le Père. Pourtant, il est très intéressant de voir ce qui ne figure pas dans le Credo de Nicée. Voici, tel qu’il a été présenté à l’époque, le Credo dans son entier:
“Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur des choses visibles et invisibles;
“Et en un Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, seul engendré du Père, c’est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, de la même substance que le Père, par qui tout a été créé dans le ciel et sur la terre; qui est descendu du ciel pour nous et pour notre salut, s’est incarné, s’est fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et il viendra juger les vivants et les morts.
“Et au Saint-Esprit3.”
Selon ce credo, le Père, le Fils et l’esprit saint sont-ils un Dieu en trois personnes? Les trois sont-ils égaux en éternité, en puissance, en position et en sagesse? Non. On n’y trouve aucune formule indiquant que trois seraient un. À l’origine, le Credo de Nicée n’a ni établi ni confirmé la Trinité.
Au mieux, ce credo fait du Fils l’égal du Père en ce qu’il serait “de la même substance” que lui. Mais il ne dit rien de tel à propos de l’esprit saint. Tout ce qu’il dit, c’est: “Nous croyons (...) au Saint-Esprit.” On ne retrouve pas ici la doctrine de la Trinité enseignée par la chrétienté.
Même l’expression “de la même substance” (homoousios) ne signifiait pas nécessairement que le concile croyait à une égalité numérique du Père et du Fils. On lit dans la Nouvelle Encyclopédie catholique (angl.):
“Il est douteux que le concile ait eu l’intention de confirmer l’identité numérique de la substance du Père et du Fils4.”
Même si le concile avait voulu dire que le Fils et le Père étaient numériquement un, cela n’aurait toujours pas fait une Trinité. Il aurait été question d’un Dieu en deux personnes, non du Dieu en trois personnes requis par la doctrine de la Trinité.
“Le point de vue d’une minorité”
À Nicée, les évêques dans leur ensemble croyaient-ils que le Fils était l’égal de Dieu? Non, car il existait des points de vue divergents. Ainsi, il y avait le courant représenté par Arius, qui enseignait que le Fils a eu un commencement et n’est donc pas l’égal de Dieu, mais lui est subordonné en tout. Athanase, par contre, croyait que le Fils est, d’une certaine façon, l’égal de Dieu. Et il y avait d’autres conceptions encore.
À propos de la décision du concile de considérer le Fils comme étant de la même substance (consubstantiel) que Dieu, Martin Marty déclare: “Nicée représentait en réalité le point de vue d’une minorité; l’accord ne s’est pas fait sans mal; il était inacceptable pour beaucoup qui n’étaient pas de tendance arienne5.” Pareillement, l’ouvrage Bibliothèque choisie des Pères nicéens et postnicéens de l’Église chrétienne (angl.) fait remarquer qu’“une position doctrinale clairement formulée et contraire à l’arianisme a été adoptée par une minorité seulement; toutefois, cette minorité l’a emporté6”. De plus, on lit dans Une brève histoire de la doctrine chrétienne:
“Ce qui semblait particulièrement inacceptable pour quantité d’évêques et de théologiens orientaux, c’était le concept introduit dans le Credo par Constantin lui-même, l’homoousios [‘de la même substance’], lequel, dans les luttes qui ont plus tard opposé orthodoxie et hérésie, est devenu le sujet de désaccord7.”
Après le concile, le débat a continué pendant des dizaines d’années. Ceux qui étaient d’avis de considérer le Fils comme l’égal du Dieu Tout-Puissant ont même, pendant quelque temps, été en disgrâce. Ainsi, Martin Marty dit d’Athanase: “Sa cote de popularité est montée puis descendue, et il a été exilé si souvent [dans les années qui ont suivi le concile] qu’il n’arrêtait pas d’aller et venir8.” Athanase a passé des années en exil parce que des responsables politiques et religieux n’étaient pas d’accord avec sa conception d’un Fils égal à Dieu.
Par conséquent, il n’est pas vrai de dire qu’en 325 le concile de Nicée a établi ou confirmé la doctrine de la Trinité. Ce qui, plus tard, est devenu l’enseignement de la Trinité n’existait pas à l’époque. Le concept selon lequel le Père, le Fils et l’esprit saint sont chacun véritablement Dieu et sont égaux en éternité, en puissance, en position et en sagesse, tout en étant un seul Dieu — un Dieu en trois personnes — n’a pas été développé par ce concile ni par les Pères de l’Église primitive. On peut le lire dans L’Église des trois premiers siècles (angl.):
“La doctrine de la Trinité qui est répandue à notre époque (...) ne trouve aucun appui dans la langue de Justin: et cette observation peut être étendue à tous les Pères anténicéens; c’est-à-dire à tous les auteurs chrétiens pendant les trois siècles qui ont suivi la naissance de Jésus. Ils parlent, il est vrai, du Père, du Fils et de l’Esprit prophétique ou saint, mais non comme étant coégaux, non comme étant d’une seule essence numérique, non comme étant Trois en Un, dans aucun des sens où l’admettent aujourd’hui les trinitaires. C’est exactement l’inverse qu’ils font. La doctrine de la Trinité, telle que l’expliquaient ces Pères, était essentiellement différente de la doctrine moderne. Ce que nous disons peut être prouvé au même titre que n’importe quel autre fait appartenant à l’histoire des idées humaines.”
“Nous mettons quiconque au défi de citer un seul écrivain de renom qui, au cours des trois premiers âges, ait cru à la Trinité au sens moderne du terme9.”
Nicée a cependant représenté un tournant. Ce concile a permis que, plus tard, soit officiellement acceptée l’idée d’un Fils égal au Père, ce qui a frayé la voie au concept de Trinité. Dans Orthodoxie du IIe siècle (angl.), J. Buckley fait observer:
“Au moins jusqu’à la fin du IIe siècle, l’Église universelle est restée unie dans un sens fondamental: tous acceptaient la suprématie du Père. Tous considéraient Dieu le Père Tout-Puissant comme seul Être suprême, immuable, ineffable et sans commencement. (...)
“Une fois ces auteurs et chefs religieux du IIe siècle disparus, l’Église s’est vue (...) glisser insensiblement, mais inexorablement, jusqu’à (...) atteindre, au concile de Nicée, le point culminant de cette érosion progressive de la foi originelle. Une minorité exaltée y a imposé son hérésie à une majorité consentante et, appuyée par les autorités politiques, a usé de pressions, de séduction ou d’intimidation auprès de ceux qui s’efforçaient de maintenir sans tache la pureté de leur foi immaculée10.”
Le concile de Constantinople
En l’an 381, le concile de Constantinople a confirmé le Credo de Nicée. Et il y a ajouté. Il a appelé l’esprit saint “Seigneur qui (...) rend vivant”. Le Credo étoffé qui a été adopté en 381 (c’est, en substance, celui que l’on utilise aujourd’hui dans les églises et qui est appelé “Credo de Nicée”) montre que la chrétienté était sur le point de formuler un dogme de la Trinité achevé. Pourtant, même ce concile n’y a pas mis la dernière main. Voici ce que reconnaît la Nouvelle Encyclopédie catholique:
“On remarque que, 60 ans après Nicée I, le concile de Constantinople I [381] évitait homoousios dans sa définition de la divinité du Saint Esprit11.”
“Les théologiens sont très étonnés par ce credo apparemment modéré dans son expression; le fait, par exemple, qu’on n’y utilise pas le mot homoousios pour désigner un Saint Esprit qui serait consubstantiel au Père et au Fils12.”
La même encyclopédie reconnaît qu’“homoousios ne figure pas dans l’Écriture13”. Non, la Bible n’emploie pas ce mot; elle ne parle ni de l’esprit saint ni du Fils comme étant consubstantiels à Dieu. Il s’agit d’une expression non biblique qui a conduit à la doctrine elle-même non biblique, ou pour mieux dire antibiblique, de la Trinité.
Même après Constantinople, il a fallu des siècles pour que l’enseignement de la Trinité soit accepté dans toute la chrétienté. La Nouvelle Encyclopédie catholique dit à ce propos: “En Occident, (...) il semble qu’un silence général ait accueilli Constantinople I et son Credo14.” Cet ouvrage montre que le Credo adopté lors du concile n’a pas été largement reconnu en Occident avant le VIIe ou le VIIIe siècle.
Les spécialistes admettent également que le symbole d’Athanase, souvent cité comme la référence en matière de définition et de défense de la Trinité, n’a pas été rédigé par Athanase, mais, beaucoup plus tard, par un inconnu. Ainsi lit-on dans la Nouvelle Encyclopédie britannique:
“L’Église d’Orient n’a pas eu connaissance du symbole avant le XIIe siècle. Depuis le XVIIe siècle, les biblistes admettent que ce symbole n’est pas dû à Athanase (mort en 373), mais qu’il a probablement été rédigé au Ve siècle dans le sud de la France. (...) L’influence du symbole semble d’abord s’être fait sentir, aux VIe et VIIe siècles, dans le sud de la France et en Espagne. L’Église de Germanie au IXe siècle, et un peu plus tard celle de Rome, l’intégrèrent à leur liturgie15.”
Comment elle s’est développée
La doctrine de la Trinité a eu un lent développement qui s’est étendu sur plusieurs siècles. Les idées trinitaires de philosophes grecs tels que Platon, qui vécut plusieurs siècles avant Jésus Christ, se sont peu à peu introduites dans les enseignements de l’Église. On lit dans L’Église des trois premiers siècles:
“Nous soutenons (...) que la doctrine de la Trinité est apparue progressivement et relativement tard; que son origine est totalement étrangère aux Écritures juives et chrétiennes; qu’elle s’est développée et a été introduite dans le christianisme avec le concours des Pères platoniciens; qu’au temps de Justin et longtemps après, l’infériorité du Fils et sa nature distincte étaient universellement enseignées, et que la Trinité n’était alors qu’à l’état d’ébauche16.”
Avant Platon, les triades, ou trinités, étaient courantes à Babylone et en Égypte. Aussi, dans leurs efforts pour attirer les incroyants que comptait l’Empire romain, les ecclésiastiques en sont venus à incorporer peu à peu certaines de ces idées au christianisme. C’est ainsi qu’on en est venu à accepter la croyance selon laquelle le Fils et l’esprit saint seraient les égaux du Père.
Il a également fallu du temps pour que le mot “Trinité” soit accepté. Dans la seconde moitié du IIe siècle, Théophile, évêque d’Antioche de Syrie, qui écrivait en grec, a introduit le mot trias, qui signifiait “triade” ou “trinité”. Ensuite, l’écrivain latin Tertullien, qui vivait à Carthage, en Afrique du Nord, a fait usage dans ses écrits du mot trinitas, qui signifie “trinité”. Cependant, on ne trouve pas le mot trias dans les Écritures grecques chrétiennes, rédigées sous l’inspiration divine, et le mot trinitas ne figure pas dans la traduction latine de la Bible appelée Vulgate. Aucune de ces deux expressions n’est biblique. Toutefois, le mot “Trinité”, issu de concepts païens, s’est introduit dans la littérature ecclésiastique et, après le IVe siècle, il en est venu à faire partie du dogme des Églises.
Ainsi, on ne peut pas dire que des exégètes ont examiné la Bible en profondeur pour voir si la Trinité y était enseignée. C’est au contraire la politique, aussi bien celle de l’Église que celle des États, qui a en grande partie forgé cette doctrine. Dans La tradition chrétienne (angl.), Jaroslav Pelikan attire l’attention sur “les facteurs du débat qui ne relèvent pas de la théologie et dont bon nombre ont maintes fois semblé près de déterminer son issue; mais il y avait des forces équivalentes qui faisaient contrepoids. Cette doctrine paraissait souvent être la victime, ou le produit, de la politique de l’Église et de conflits de personnalité17”. Washburn Hopkins, professeur à Yale, écrit à ce sujet: “La définition orthodoxe de la Trinité qui finit par l’emporter fut essentiellement le résultat des préoccupations politiques de l’Église18.”
Combien la doctrine de la Trinité est déraisonnable lorsqu’on la compare à l’enseignement biblique simple selon lequel Dieu est suprême et n’a pas d’égal! Comme le dit Dieu, “à qui m’assimilerez-vous, ou me rendrez-vous égal, ou me comparerez-vous, pour que nous nous ressemblions”? — Ésaïe 46:5.
Ce qu’elle a représenté
Qu’a représenté le développement progressif de l’idée trinitaire? Un aspect de l’abandon du christianisme véritable que Jésus avait annoncé (Matthieu 13:24-43). L’apôtre Paul avait lui aussi parlé de l’apostasie à venir:
“Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l’oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.” — 2 Timothée 4:3, 4, Jérusalem, version catholique.
L’enseignement de la Trinité fait partie de ces fables. Mais au nombre des fables étrangères au christianisme, qui se sont aussi développées progressivement, figurent l’immortalité inhérente de l’âme humaine, le purgatoire, les limbes et les tourments éternels de l’enfer de feu.
Qu’est-ce donc que la doctrine de la Trinité? C’est une doctrine païenne maquillée en enseignement chrétien. Elle a été lancée par Satan pour tromper les gens, pour qu’ils aient une idée confuse et mystérieuse de Dieu. En conséquence de quoi, ils sont prêts à accepter d’autres faux concepts religieux et d’autres pratiques mauvaises.
“À leurs fruits”
En Matthieu 7:15-19, Jésus a dit que l’on pourrait distinguer la fausse religion de la vraie par ce moyen:
“Soyez sur vos gardes avec les faux prophètes qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. À leurs fruits vous les reconnaîtrez. Est-ce qu’on cueille des raisins sur des épines ou des figues sur des chardons? Pareillement tout bon arbre produit de beaux fruits, mais tout arbre pourri produit des fruits sans valeur. (...) Tout arbre qui ne produit pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.”
Prenons un exemple. En Jean 13:35, Jésus a dit: “À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour entre vous.” De même, en 1 Jean 4:20 et 21, on lit dans la Parole de Dieu:
“Si quelqu’un déclare: ‘J’aime Dieu’, mais qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il a vu, ne peut pas aimer Dieu, qu’il n’a pas vu. Et voici le commandement que nous tenons de lui: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.”
Appliquons ce principe fondamental, que les vrais chrétiens doivent avoir de l’amour entre eux, à ce qui s’est passé lors des deux guerres mondiales du XXe siècle et lors d’autres conflits. Les pratiquants des mêmes religions de la chrétienté se sont affrontés sur les champs de bataille et se sont massacrés en raison de différends nationalistes. Chaque camp prétendait être chrétien et était soutenu par les membres de son clergé, qui disaient que Dieu était de leur côté. Ce massacre de “chrétiens” par d’autres “chrétiens” est un fruit pourri. C’est une violation de l’amour chrétien, une négation des lois de Dieu. — Voir aussi 1 Jean 3:10-12.
Un jour où il faudra rendre des comptes
Ainsi, l’abandon du christianisme n’a pas eu pour seule conséquence l’introduction de croyances impies, telles que la doctrine de la Trinité: il a aussi conduit à des pratiques impies. Cependant, un jour viendra où il faudra rendre des comptes, car Jésus a dit: “Tout arbre qui ne produit pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.” Voilà pourquoi on lit cette exhortation dans la Parole de Dieu:
“Sortez d’elle [la fausse religion], mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne voulez pas recevoir une part de ses plaies. Car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses actes d’injustice.” — Révélation 18:4, 5.
Bientôt, Dieu ‘mettra au cœur’ des autorités politiques la pensée de se tourner contre la fausse religion. Ils “la rendront dévastée et (...) mangeront ses chairs, et la brûleront par le feu, complètement”. (Révélation 17:16, 17.) La fausse religion, ainsi que ses conceptions païennes de Dieu, seront détruites à jamais. Oui, Dieu dira aux pratiquants de la fausse religion ce que Jésus leur a dit à son époque: “Votre maison vous est abandonnée.” — Matthieu 23:38.
La vraie religion survivra aux jugements de Dieu, si bien que finalement tout honneur et toute gloire seront rendus à celui que Jésus a appelé “le seul vrai Dieu”. Il est celui dont a parlé le psalmiste lorsqu’il a déclaré: “Toi, dont le nom est Jéhovah, tu es, toi seul, le Très-Haut sur toute la terre.” — Jean 17:3; Psaume 83:18.
Bibliographie:
 1. Encyclopædia Britannica, 1971, volume 6, page 386.
 2. Epochen der Dogmengeschichte, Bernhard Lohse, d’après la traduction anglaise de Ernest Stoeffler, 1963, page 51.
 3. Histoire des conciles, Charles Joseph Hefele, tome I, première partie, page 445.
 4. New Catholic Encyclopedia, 1967, volume VII, page 115.
 5. A Short History of Christianity, Martin Marty, 1959, page 91.
 6. A Select Library of Nicene and Post-Nicene Fathers of the Christian Church, Philip Schaff et Henry Wace, 1892, volume IV, page xvii.
 7. Epochen der Dogmengeschichte, page 53.
 8. A Short History of Christianity, page 91.
 9. The Church of the First Three Centuries, Alvan Lamson, 1869, pages 75, 76, 341.
10. Second Century Orthodoxy, J. Buckley, 1978, pages 114, 115.
11. New Catholic Encyclopedia, 1967, volume VII, page 115.
12. Ibid. volume IV, page 436.
13. Ibid. page 251.
14. Ibid. page 436.
15. The New Encyclopædia Britannica, 1985, 15e édition, Micropædia, volume 1, page 665.
16. The Church of the First Three Centuries, page 52.
17. The Christian Tradition, Jaroslav Pelikan, 1971, page 173.
18. Origin and Evolution of Religion, Washburn Hopkins, 1923, page 339.
[Notes]
Pour de plus amples renseignements, consulter la brochure Doit-on croire à la Trinité? publiée par la Watchtower Bible and Tract Society of New York, Inc.
Comme on l’a montré dans les précédents articles de cette série, bien que ces mots aient été utilisés par Théophile et par Tertullien, ils ne désignaient pas la Trinité enseignée aujourd’hui par la chrétienté.

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