lundi 26 mai 2008

Le savant M. Servet victime de tous les fanatismes




Par E.-J. Savigné (1906-1907)

Le texte complet arrive bientôt !


COMITE DE PATRONAGE

Présidents d'honneur

MM.

Le Préfet de l'Isère.
Marcellin BERTHELOT, sénateur, ancien Ministre, membre de l'Académie Française et de l'Académie de Médecine, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, professeur au Collège de France.
Antonin DUBOST, sénateur, président du Sénat, ancien Ministre, conseiller d'Etat honoraire, président du Conseil général de l'Isère.



Président

Camille JOUFFRAY, sénateur de l'Isère, ancien maire de Vienne.



Vice-présidents

Le Sous-préfet de Vienne.
J. BRENIER, maire de Vienne.
F. BRESSE, ancien maire de Vienne.
Louis BUYAT, député de Vienne.



Membres

Victor AUGAGNEUR, ancien maire de Lyon, professeur honoraire à la Faculté de Médecine, gouverneur général de Madagascar.
Alphonse AULARD, professeur à la Sorbonne.
Léon BARBIER, président du Conseil général de la Seine.
Armand BASSET, rédacteur en chef du Progrès de Lyon.
Charles BEAUQUIER, député du Doubs, président de la Ligue Franco-Italienne.
Dr Rudolf BERGER, professeur à Berlin.
Ernest BIZOT, correspondant du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Conservateur des Musées et de la Bibliothèque de Vienne.
Léon BOURGEOIS, sénateur delà Marne, ancien président de la Chambre des Députés, ancien président du Conseil des Ministres.
Aristide BRIAND, député de la Loire, Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes.
Dr BRISSAUD, médecin des hôpitaux, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.
Henri BRISSON, député des Bouches-du-Rhône, président de la Chambre des Députés, ancien président du Conseil des Ministres.
Dr BROUARDEL, membre de l'Institut, doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Paris, professeur à la Faculté, membre de l'Académie de Médecine.
Paul BROUSSE, président du Conseil municipal de Paris.
Ferdinand BUISSON, député de la Seine, professeur à la Sorbonne, directeur honoraire de l'Enseignement primaire, président de la Ligue française de l'Enseignement.
Adolphe CARNOT, membre de l'Académie des Sciences, inspecteur général des Mines, directeur de l'Ecole Nationale des Mines, président de l'Alliance républicaine démocratique, président du Conseil général de la Charente.
Dr CAUBET, doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Toulouse.
Dr Paul CAZENEUVE, député de Lyon, professeur à la Faculté de Médecine, président du Conseil général du Rhône.
CHANOZ, député de l'Isère.
Octave CHENAVAZ, député de l'Isère.
Louis CLAPOT, rédacteur en chef du Lyon Républicain.
Georges CLEMENCEAU, sénateur du Var, président du Conseil des Ministres, Ministre de l'Intérieur.
Dr COMBEMALE, doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lille.
Dr DEBOVE, membre de l'Académie de Médecine, doyen de la Faculté de Médecine de Paris.
Dr DÉJERINE, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.
Hector DENIS, ancien recteur, professeur à l'Université de Bruxelles.
Auguste DELPECH, sénateur de l'Ariège.
Frédéric DESMONS, sénateur du Gard, ancien vice-président du Sénat.
Gaston DOUMERGUE, député du Gard, ancien vice-président de la Chambre des Députés, Ministre du Commerce.
Maurice FAURE, sénateur de la Drôme, ancien vice-président de la Chambre des Députés.
Anatole FRANCE, membre de l'Académie Française.
A. GINTZBURGER, rédacteur en chef de la Dépêche Dauphinoise.
Alexandre GORDON, principal du Collège des Missions, à Manchester.
Dr GROSS, doyen de la Faculté de Médecine de Nancy.
Ernest HAECKEL, professeur à l'Université d'Iéna.
Louis HAVET, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur au Collège de France.
Dr John C. HEMMETER, professeur de physiologie à l'Université de Maryland, Baltimore.
Edouard HERRIOT, maire de Lyon, professeur à la Faculté des Lettres.
Auguste KEUFER, vice-président du Conseil supérieur du Travail, secrétaire général de la Fédération du Livre.
Maxime LECOMTE, sénateur du Nord.
Dr César LOMBROSO, professeur à la Clinique de Psychiatrique de Turin.
MM.
Dr LORTET, doyen de la Faculté de "Médecine de Lyon, correspondant de l'Institut.
Claude LOUP, adjoint au Maire, conseiller d'arrondissement de Vienne.
Dr MAIRET, doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier.
R. MONIEZ, recteur de l'Académie de Grenoble.
Jean MOREL, maire de Charlieu, député de la Loire.
Antoine MOREL, conseiller général de Vienne.
Dr W. OSLER, professeur de Médecine à l'Université d'Oxford.
Paul PAINLEVÉ, membre de l'Académie des Sciences, professeur à la Sorbonne. Edouard PETIT, inspecteur général de l'Enseignement primaire.
Ch. PIGUET-FAGES, président du Conseil administratif de la ville de Genève.
Dr PITRES, doyen de la Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux.
Simon PLISSONNIER, député, vice-président du Conseil général de l'Isère.
Claude RAJON, député de l'Isère.
G. RÉAL, sénateur, président du Conseil général de la Loire.
Gustave RIVET, sénateur, vice-président du Conseil général de l'Isère.
Jules ROMATIF, maire de Roussillon.
Nicolas SALMERON, député aux Cortès, ancien président de la République Espagnole.
M. SAINT-ROMME, sénateur de l'Isère.
E.-J. SAVIGNÉ, maire de Sainte-colombe-lès-Vienne.
Gabriel SEAILLES, professeur à la Sorbonne.
Charles SEIGNOBOS, professeur à la Sorbonne.
Alexandre ZÉVAÈS, député de l'Isère.



PRÉFACE



« Ceci est un livre de bonne foi ». La devise que Montaigne a inscrite au fronton de ses Essais pourrait servir d'épigraphe aux pages suivantes, substantielles et équitables, que M. Savigné a consacrées à Michel Servet, et qui apparaîtront comme le testament de sa pensée et le fidèle commentaire du monument confié au talent de M. Joseph Bernard.
Ce que M. Savigné a mis dans ces pages, ce n'est pas seulement son érudition, qui était soigneuse, minutieuse et ne reculait pas devant le labeur souvent ingrat de remonter aux sources, ni son goût d'écrivain, qui était délicat; c'est surtout son esprit souverainement épris de tolérance et de franchise, profondément respectueux de toutes les croyances, un souci passionné de l'indépendance de la conscience, de la pensée et de la personne humaine, et une aversion irréductible pour tous les fanatismes. Si j'évoque ces traits essentiels de M. Savigné, — auxquels ses amis en ajouteraient bien d'autres propres à faire revivre sa physionomie si bienveillante, — ce n'est point pour dresser le bilan de sa vie intellectuelle ni son portrait d'écrivain, mais pour établir le point de vue où il s'est placé quand il a entrepris de dégager de la biographie de Michel Servet et des passions qui ont fait cortège à son nom leur exacte signification.
C'est qu'aussi bien une fortune singulièrement mouvementée est échue à Michel Servet et à son œuvre, à sa vie et à sa mort. Trois siècles ont été insuffisants à restituer à sa physionomie la fixité et la fidélité des traits sous lesquels elle s'offrira au Jugement dernier de l'Histoire. Ballottée en tous sens, sa mémoire a eu une destinée errante et tourmentée. Longtemps, elle a été le signe de ralliement des passions déchaînées dans des directions contraires ; longtemps la sentence de Vienne et le bûcher de Genève ont servi d'aliment à des polémiques sans issue.
Et s'il est vrai qu'aujourd'hui ses mânes aient trouvé leur vrai destin, et que parmi les témoignages de l'admiration humaine, ils soient rendus à leur mission d'évoquer une des plus tragiques aventures que l'Histoire de la pensée ait enregistrées, et de symboliser la tolérance, l'héroïsme et l'indépendance intraitable de la raison, M. Savigné devra occuper un rang d'honneur parmi les initiateurs de cette œuvre de justice pour la part qu'il aura prise à assigner à Michel Servet sa place définitive dans le respect des hommes.
Dans un de ses plus célèbres pamphlets, Carlyle, avec cette vigueur et cette puissance d'ironie qui lui ont fait côtoyer le génie, dénonçait les intempérances de la statuomanie et observait que, pour un sociologue attentif, de nulle autre façon ne se décèle mieux le niveau des esprits qu'en matière de statues publiques : « Montrez-moi l'homme que vous honorez, je sais par ce symptôme, mieux que par aucun autre, quelle sorte d'hommes et de peuples vous êtes ».
C'est à peine un paradoxe; le monde des statues doit former une société d'élite ; il doit être un Panthéon et non un bazar de bronzes. Et des diatribes acerbes et le plus souvent excessives de Carlyle contre la « populace » des statues anglaises, il faut retenir que c'est un acte d'une portée considérable et qui mérite de mûres réflexions que celui par lequel nous donnons la consécration du métal ou de la pierre à un homme et le désignons à l'admiration publique.
La raison d'être de ces monuments est de nous instruire de nos devoirs les plus élevés; et s'il ne souligne pas quelque noble effort de l'esprit humain, cet anthropomorphisme par le marbre ou par le bronze est inutile et dangereux.
Une leçon de tolérance, une retentissante invocation à la liberté d'examen, un exemple d'abnégation absolue en face des exigences d'une raison intransigeante, voilà ce qui résulte de l'œuvre de Michel Servet et de sa dramatique destinée. Et pour avoir dégagé de la carrière de Michel Servet ce résidu symbolique avec une exactitude scrupuleuse d'historiographe, un tact parfait d'écrivain et une impartialité sereine de philosophe, M. Savigné aura donné un digne couronnement à son existence intellectuelle. Il aura, par surcroît, fourni à celui qui jette précipitamment ces lignes et à qui il a fait l'honneur de confier son manuscrit, l'occasion de payer à sa mémoire un juste et sincère tribut de sympathie, de regrets et de déférence.

C. B.



INTRODUCTION


Au moment où la ville de Vienne se dispose à ériger, sur l'une de ses places, un monument en l'honneur de Michel Servet, il nous a paru nécessaire de faire revivre la mâle physionomie de cette noble victime de l'intolérance.
L'auteur qui s'est le plus occupé de Servet est, sans contredit, l'abbé d'Artigny qui, dans ses Mémoires d'histoire, de Critique et de littérature (Paris, Debure, 1749), lui consacre plus de cent pages. Il est vrai que d'Artigny avait sous les yeux tous les documents officiels du procès, qu'il avait tirés des archives de l'Archevêché de Vienne, « afin, dit-il, de fournir des anecdotes, donner un air de nouveauté... insérer des matériaux intéressants par leur singularité et leur piquant.. . », Si l'on doit savoir gré à cet ecclésiastique des détails qu'il donne et des pièces qu'il produit, il faut néanmoins constater qu'il a commis quelques erreurs, que son parti-pris est par trop évident et que ses appréciations, tant sur Servet et ses théories, que sur Calvin et ses adeptes, sont singulièrement exagérées.
Les documents signalés par d'Artigny n'existent malheureusement plus, ni à Vienne, ni à Grenoble. En supposant qu'ils eussent été conservés, on les brûla certainement, au Champ-dé-Mars, le 21 novembre 1793, en même temps que les archives et les titres de l'Archevêché, « papiers de servitude, restes impurs de la féodalité », ainsi qu'on les dénommait alors.


II


Les historiens de l'Eglise de Vienne, Lelièvre, Maupertuy, Charvet et Colombet ne produisent dans leurs publications absolument rien d'inédit.
Lelièvre, dont l'Histoire de l’antiquité et sainctetè de la cité de Vienne (Vienne, Poyet, 1623) est bien anté­rieure aux Mémoires de d'Artigny, ne dit pas un mot de Servet ; il aurait pu pourtant exprimer son opinion, puisque, né à Vienne, chanoine sacristain de l'Eglise de Saint-Maurice, 25 à 30 ans après le supplice, il était à même, mieux que personne, de faire connaître les impressions de l'époque.
L'abbé Drouet de Maupertuy, dans son Histoire De la Sainte Eglise de Vienne (Lyon, J. Certe, 1708), imite, le silence de Lelièvre. Son histoire est assez maltraitée par les historiens religieux qui l'ont suivi et lui font un grief d'être « un écrivain étranger au diocèse de Vienne ».
Le silence gardé par Lelièvre et Maupertuy semble prouver qu'une certaine détente se produisit iiprès les exécutions et paraît indiquer surtout que, dans leur conscience, ces deux historiens réprou­vaient, peut-être, le supplice de Servet.
L'archidiacre Charvet, dans son Histoire de la Sainte Eglise de Vienne (Lyon, Cizeron, 1761) est moins réservé et juge sévèrement Servet. « Ce savant, dit-il, n'était autre chose qu'un loup déguisé. Il avait exercé la médecine et eut beaucoup mieux lait de s'en tenir à l'étude de sa profession que de vouloir pénétrer dans le sanctuaire de la religion, avec des lumières trop courtes pour une si dangereuse entreprise : l’éclat du mystère de la Trinité l'aveugla, et ne pouvant le comprendre, il osa le nier, soutint que Jésus-Christ n'était qu'un, pur homme, et rejeta la foi du péché originel et la nécessité du baptême. Notre archevêque, toujours attentif à conserver la pureté de la foi, oublia la science, qu'il estimait dans cet homme, pour punir l'hérésie. Servet fut arrêté par son ordre ».
L'abbé Colombet, dans son Histoire de l’Eglise de Vienne depuis les premiers temps du Christianisme (Lyon, Mothon 1847] se contente de résumer plu­sieurs faits extraits des Mémoires de d'Artigny, se fait le grand redresseur de torts des historiens précé­dents et s'évertue à prouver que les partisans de la Réforme, qui reprochaient aux Catholiques l'Inquisition et la Saint-Barthélemy, étaient d'avis, eux aussi, de brûler l'hérétique.
Enfin, Colombet, à son tour, ne ménage pas son prédécesseur : « Charvet, dit-il, laisse beaucoup à désirer par l'exposition et la défense de la saine doctrine... Il est très bref sur Michel Servet, — très bref sur la Réforme... Il s'efforce visiblement de dénigrer le langage et la conduite des Papes... et son livre, à tout prendre, n'a pas de choses assez vraiment chrétiennes qui fassent aimer l'Eglise de cet amour filial que lui doit un catholique ».
Le langage de ces deux derniers auteurs contraste, sensiblement, avec la réserve observée par les deux premiers et semble dépeindre, exactement, l'état d'esprit de chacune de ces périodes religieuses.


III


En présence du dénigrement des religions entre elles, des controverses ardentes, aiguës, d'adversaires acharnés, et surtout du sectarisme à outrance des chefs de partis religieux, l'infortuné Servet, qui contredisait également les uns et les autres, devait fatalement être sacrifié.
D'un autre côté, comme les crimes de l'hérésie étaient soumis à la juridiction civile; qu'en France lu cardinal de Tournon, tout à la fois, archevêque et gouverneur de Lyon, « considérait que l'on ne pouvait rien changer ou innover en Religion, sans troubler la tranquillité de l'Etat » et qu'en Suisse « tout homme qui outrageait l'honneur de Dieu était convaincu d'attentat contre la chrétienté, de crime de lèse-majesté divine, etc.» la condamnation était inévitable.
Servet mourut donc sur le bûcher, fidèle à ses convictions, victime de l'intolérance des Eglises et des pouvoirs publics de son temps.
Ce qui restera de la grande figure de Servet, c'est cette indépendance de l'esprit qu'il osa réclamer en plein XVIe siècle, au milieu de militants fanatiques; c'est cette liberté d'examen, de libre discussion qu'il revendiqua de toute son énergie, de toutes ses forces et qu'il paya de sa vie; c'est enfin cette émancipation de la pensée humaine, qui appartient naturellement à chacun, dans son libre arbitre, et qu'après bien des siècles nous avons de la peine à voir proclamer, alors surtout, comme le disait déjà Servet lui-même, que l'on n'est « ni .séditieux ni perturbateur du repos public ».
Les adhésions sympathiques, qui ont surgi de toutes parts en faveur du monument Servet, ne doivent pas être considérées comme des actes d'hostilité envers n'importe quelle religion.
En faire une œuvre de discussion de dogmes ou de controverses religieuses, serait tout-à-fait contraire à l'esprit des initiateurs, vouloir rabaisser le grand enseignement qui résulte de faits que l'on ne peut que stigmatiser, et diminuer surtout la haute portée philosophique et morale qui domine la situation.
Il faut voir, selon nous, dans les manifestations actuelles, la condamnation de théories surannées, repoussées par la conscience et la raison, et établir, sans conteste, que la Société n'a pas le droit de sacrifier un de ses membres, quelle que soit la classe à laquelle il appartient, pour délit d'opinion et pour n'importe quels principes religieux, humanitaires ou politiques.


IV


La notice que nous publions contient des documents précis, authentiques, tirés, en grande partie, des historiens religieux viennois.
Nous avons également puisé des détails très intéressants dans les œuvres allemandes de M. H. Tollin, groupées dans un article très documenté de M. J.-P. Magnin, intitulé Calvin et Servet, et publié à Wiesbaden, en 1886, par l'éditeur Cari Ritter.
En ce qui concerne l'interrogatoire et le procès de Genève, nous avons, pour certains points, eu recours à un remarquable article publié dans la Revue Chrétienne (1er octobre 1903), intitulé : Les Procès et le bûcher de Michel Servet, dont l'auteur est le pasteur Eugène Choisy, président du Comité ayant élevé le monument expiatoire à Genève.
Nous aurions pu tirer parti de nombreux documents qui existent encore et former un volume relativement considérable, mais loin de nous la pensée de faire une œuvre d'érudition.
Ce que nous avons voulu, c'est suivre, pas à pas, Servet dans son existence plus que mouvementée, dans ses études, ses recherches et ses aspirations ; dans la formation, la transformation et la progression de ses idées; résumer les phases variées de ses lumineux espoirs et de ses douloureuses déceptions, aussi bien dans les milieux séculiers et scientifiques que dans le labyrinthe des religions; mettre en relief l'accumulation de ses crimes. .. plus fictifs que réels, les étonnantes et curieuses péripéties de ses procès, de ses interrogatoires, de ses condamnations, de son affreux supplice et enfin rendre un éclatant hommage à la constance de ses principes, à la fermeté de ses convictions.
Nous nous sommes appliqués à être bref et succinct; les faits, d'ailleurs, rigoureusement exacts, parlent d'eux-mêmes et tout commentaire serait superflu.

E.-J. S.

Ste-Colombe-lès-Vienne, juin 1906.

1 commentaire:

ebionite a dit…

Salut Fabien

Et oui une preuve supplémentaire que dans leurs vues "orthodoxes", il était nécessaire d'éviter toute nouveauté, afin, selon eux de perdre les âmes des personnes dans les hérésies diaboliques. Tuer pour eux, n'avait rien de diabiolique en soit, si c'est dans le but de protéger la très sainte Eglise de Dieu.
Dieu ne souhaite ni le fondamentalisme, ni le libéralisme, ni personne qui prôner avoir la vérité à partir de ses propres croyance d'octrinales d'horigine humaine. En cela, c'est toute la tragédie des hommes qui n'atteigne pas la Gloire de Dieu....

didier Le Roux